Archive pour la catégorie ‘France. Français. Roscoff/Batz Histoire/Géo (Bertrand)’

Roscoff, petite cité de caractère…

Wednesday 8 April 2009

“AOC”… “Label rouge”… “AB”… Il existe quantité de labels pour les produits agroalimentaires. Vins de Champagne, de Bourgogne ou de Saint-Emilion, jambon de Bayonne et rillettes du Mans, Roquefort et Crottin de Chavignol… Autant de marques déposées et protégées…

En 1977, Jean-Bernard Vighetti invente un label d’un tout autre genre : celui de “Petites cités de caractère”. Ce concept “vise à mettre en valeur l’authenticité et la diversité du patrimoine de certaines petites communes (moins de 5000 habitants) dotées d’un bâti architectural de qualité et cohérent”. Une vingtaine de communes bretonnes bénéficient aujourd’hui de cette appellation, parmi lesquelles Roscoff. Dans le département du Finistère, les sites de Guerlesquin, Le Faou, Locronan et Pont-Croix ont également été classés.

Roscoff: quelques repères historiques

Saturday 28 February 2009

* Une des fonction du port avant la Révolution française était le fait qu’il était importateur de graines de lin venant des pays baltes ( Riga, en Lettonie, était le principal port fournisseur), matière première de la fabrication de la toile de lin utilisée pour faire des chemises portées par les paysans espagnols ( exportation de la toile vers Cadix en Espagne, vers le nouveau monde (colons américains).

* Commerce du vin de Bordeaux que les armateurs distribuent en Bretagne, et vers l’Angleterre.

* Durant les périodes de guerre avec l’Angleterre et parfois avec la Hollande à la fin XVIIème et milieu XVIIème siècles, les Roscovites arment des bateaux en course pour arraisonner les bateaux anglais et hollandais dans l’entrée de la Manche entre l’ile d’Ouessant et les îles Scilly . Leurs prises : caboteurs anglais ( transportant du charbon entre le Pays de Galles et le sud de l’Angleterre) ou des longs courriers anglais chargés de produits coloniaux ( sucre, tabac, indigo en provenance des 13 colonies anglaises d’Amérique ) prises revendues à Brest ou dans la ville de Morlaix.

* L’entrée du port de Morlaix, port de fond d’estuaire est assurée à cette période par des pilotes expérimentés de l’île de Batz surtout et parfois de Roscoff.

* Un important commerce de contrebande se développe aussi autour du tabac , des eaux de vie et du thé au milieu du XVIII ème siècle pour éviter de payer les taxes au trésor royal et contourner les réglementations anglaises et françaises.

« les eaux de vie de vin, de geniève qu’on faisait passer en Angleterre ne se refermaient pas dans des pièces faciles à conserver ; on les mettait dans de petits barils de 30 à 40 pots qui se fabriquaient à Roscoff : ces barils se liaient par un cordage et mouillaient sur un câble, se jetaient se jetaient à la mer près des côtes anglaises. On les dérobaient par ce moyen aux yeux des commis des douanes anglaises ; on venait les chercher la nuit quand les visites (des bateaux) étaient terminées » Cambry , voyage dans le Finistère en 1794 et en 1795.

*Au XVIII ème la pêche à la morue se développe épisodiquement sur les bans de Terre Neuve, pêche du maquereau également à l’entrée de la Manche.